Vers des élections anticipées ?

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Vers des élections anticipées ?

07. 03. 2018 13:55

Aucune tentative de révolution, ni d'un renversement brutal et profond ne sont fomentés en Slovaquie. C'est la réaction exprimée par les partis d'opposition aux craintes du parti Smer-SD selon lequel une destitution anti-démocratique du gouvernement pourrait être envisagée. C'est le premier ministre du gouvernement slovaque Robert Fico, qui a présenté dimanche dernier cette théorie de déstabilisation du pays initiée par le milliardaire George Soros…. Hier mardi, il a réitéré ses déclarations. Il soupçonne le Président de la République de se concerter avec le philanthrope hongrois précité pour rédiger et coordonner ses déclarations. La chancellerie du Président considère qu'en l'occurrence, le premier ministre s'efforce de détourner l'attention devant la propre crise politique qui règne au sein de son gouvernement de coalition.

Attaque sur les principes d'un État de droit ou bien de déstabilisation. C'est la réaction du premier ministre du gouvernement slovaque Robert Fico portée sur le discours télévisé du Président de la République Andrej Kiska dimanche dernier. Il a le sentiment que lors des 5 jours suivant le meurtre du journaliste et sa fiancée, tout ce qui a suivi dans le prolongement est survenu d'une manière si prompte ne pouvait qu'avoir été préparé et téléguidé, laissant entrevoir pour lui des comportements assez véreux. Comme exemple, il attiré l'attention sur les insignes portés par des journalistes pour témoigner de leur solidarité vis-à-vis de leur confrère assassiné.

« Tout ce que nous avons vécu durant ces derniers jours nous autorise à exprimer clairement qu'en Slovaquie se passent des choses qui n'ont rien de commun avec la démocratie. Non pas de ma part, mais de Mme Nicolsonova du parti d'opposition SaS qui a déclarer que devrait s'opérer un changement radical, un bouleversement des institutions, dans notre pays », a déclaré le premier ministre R.Fico.

Dans les faits, il est exact que Lucia Ďuris Nicolsonova a effectivement déclaré pour une radio qu'un changement radical, un bouleversement est nécessaire. Bien évidemment, ses propos ont retenu l'attention des médias sur la préparation d'une hypothétique conspiration dont ils se sont fait l'écho les grossissants. Hier mardi, elle s'est déclarée fort surprise que ses paroles aient provoqué de tels soupçons dans l'esprit du premier ministre.

« Si j'ai parlé d'un bouleversement, je l'ai exprimé dans un sens en conformité avec ce que permet la législation, la constitution de la République slovaque. Dans aucun cas, je n'ai pas parlé d'une révolution, ni de violence », a-t-elle expliqué.

A la question posée par RTVS à Igor Matovic du parti d'opposition OLaNO, sur le point qu'il souhaite un mouvement de révolution », il a répondu en riant que ce n'est nullement ce qu'ils désirent au sein de son parti, leurs attentes sont orientées à ce que soient convoquées des élections législatives anticipées menées démocratiquement.

A noter par ailleurs, que les déclarations du premier ministre du gouvernement slovaque ont reçu partiellement le soutien des vice-présidents du parti Smer-SD. Selon eux, les citoyens dans toutes les régions slovaques sont effarés et se demandent de qui se prépare en Slovaquie. Le premier ministre promet que prochainement il informera le pays de ses soupçons dans le détail.

Kristína Hanáková Foto: TASR

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