Dates anniversaires en 2020

Dates anniversaires en 2020

Répétition est mère de l'apprentissage ou Éducation par le jeu... Ces deux propos de Comenius sont devenus populaires. Ce grand humaniste et pédagogue a créé tout un système complexe de l'éducation, comportantles heures de classe et récréations.

Cette année nous commémorerons le 350ème anniversaire de son décès. La directrice du Musée de l'enseignement et la pédagogie Daniela Vaneková explique que les idées de Comenius sont toujours vivantes: « Le principe du caractère démonstratif, le principe d'expliquer les choses de celle la plus proche vers l'éloignée, depuis le concret vers l'abstrait. »

Une université à Bratislava porte son nom. L'Université Comenius.

En décembre nous commémorerons le 250ème anniversaire de la naissance de l'un des plus grands compositeurs, Ludwig van Beethoven. Nous connaissons tous son Ode à la joie qui est devenue l'hymne de l'Union Européenne.

Beethoven a entretenu des relations proches avec la Slovaquie, plus particulièrement depuis qu'il a connu et s'est noué d'amitié, en 1800, avec la famille du comte Brunsvik, lui rendant visite dans son château à Dolná Krupá près de Trnava. Il a donné des concerts aussi à Bratislava et à Hlohovec.

Passons aux tournants historiques

Le sort de notre pays a été vivement marqué par un traité, dont cette année nous commémorerons le centenaire. En juin 1920 au Palais de Trianon à Versailles l'un des 5 traités de paix a été signé consécutivement à la Grande guerre. L'historien de l'Académie slovaque des sciences Matej Hanula : « Dans le droit international ce Traité aentériné la destruction de la Hongrie historique et la naissance des pays compris dans son espace géographique. Ce Traité a achevé le processus de la séparation du territoire slovaque de l'État hongrois, et en même temps a défini le tracé de la frontière du sud de la Tchécoslovaquie. Ce Traité, avec quelques petits aménagements intervenus après 1945, est toujours en vigueur de nos jours. »

Après la deuxième guerre mondialeavec l'organisation d'élections législatives remportées en Tchéquie par les communistes, un nouveau régime s'est instauré en Slovaquie, qui a désigné l'Église comme sonennemi juré.À la suite et sous ce prétexte au printemps 1950 les religieux se sont trouvés persécutés. Par sa brutalité l'Action K s'est inscrite dans l'histoire sous le nom de Nuit barbare. L'historien de l'Académie slovaque des sciences Adam Hudek : « Dans la nuit du 13 au 14 avril 1950, à minuit même tous les monastères en Tchécoslovaquie ont été investis par les unités des services de renseignement, de l'armée, et de la police. Celles-ci ont expulsé par la force et déportétousles religieux, les monastères ont été saisis et nationalisés, tous les biens des églises ont été confisqués. Les religieux se sont trouvés dans l'obligation de rechercher un emploi dans le civil. Ainsi a-t-on balayé la majorité des ordres catholiques. En Slovaquie ceci a frappé environ 1100 personnes, environ 76 monastères ont étédétournés de leur vocation.

La violence a présidé à l'intervention de l'Action K. Elle a mené des déprédations de manuscrits rares, de peintures, meubles et objets de culte.

rtvs

Zuzana Borovská Foto: TASR