La Slovaquie a besoin d'un système opérationnel d'arrivée des médecins étrangers

La Slovaquie a besoin d'un système opérationnel d'arrivée des médecins étrangers

La Slovaquie a un besoin urgent d'un système fonctionnel pour accueillir des médecins étrangers, allant de la formation linguistique jusqu'à leur intégration dans le système de santé slovaque, y compris un stage professionnel. C'est ce qu'a déclaré le président de l'Association internationale des médecins de Slovaquie Emilián Kozma. L'Association souligne qu'il manque plus de 3 000 médecins en Slovaquie. Si rien ne change, les soins de santé et les patients slovaques continueront de souffrir d'un manque de spécialistes en 2020. L'Association voit le problème dans les examens d'admission dans trois universités. Cependant, chaque école a une approche différente. L'unification des procédures des trois universités ou le transfert des examens à une seule d'entre elles, comme le fait l'Université Charles en République tchèque, est la bonne solution. L'Association a souligné que depuis 2016, 65 médecins étrangers ont subi des examens pour pratiquer la médecine en Slovaquie. Seulement 16 praticiens ont réussi les examens de stomatologie. Bien que la proportion de médecins ayant réussi soit plus élevée qu'antérieurement à cette année, 25 médecins ont passé les examens en 2019, la situation est toujours alarmante.

L'association n'apprécie pas non plus le manque de matériel d'étude pour les candidats. Elle assure que les facultés de médecine ne fournissent que la liste de la littérature d'étude et des questions générales qui feront objet de leur examen. Cependant, existent beaucoup de manuels dont en langue tchèque pour la plus grande partie. Les médecins étrangers n'ont pas la possibilité de les étudier tous. Un autre problème est que pendant les examens, les candidats se voient soumis àdes questions des premières années de la Faculté de médecine, auxquelles même les médecins slovaques praticiens ne savent souvent pas répondre.

Toujours selon l'Association, les médecins en exercice, forts de plusieurs années de pratique, accueilleraient favorablement un système de substitution qui, au lieu de questions théoriques générales correspondantes au niveau des examens pour les étudiants en médecine débutants, pourraient montrer leurs véritables connaissances et expériences pratiques et qui leur permettrait de démontrer leurs expériences et aptitudes. Il semble également absurde de leur demander des connaissances en des disciplines qui n'entrent pas dans leur cursus ou des voies qu'ils n'ont pas l'intention de poursuivre. Il est également un problème pour les médecins étrangers de répondre aux questions sur la législation. Les lois slovaques sur la pratique médicale sont différentes des standards de leur pays d'origine. Il n'y a pas non plus de liste définitive de lois qui restent à tester, les changements positifs en ce sens sont à long terme.


Tatiana Minarovičová Foto: TASR