CINEMA : Sortie en salle du film slovaque Sale porc

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CINEMA : Sortie en salle du film slovaque Sale porc

07. 02. 2020 14:11

La politique dans les hautes sphères de l'État, les cols blancs, la traite des femmes et le crime. Le film slovaque, tant attendu, Sale porc, est sorti dans les salles de cinéma. Le film réalisé d'après le best-seller d' Árpád Soltész, a été tourné par les cinéastes Mariana Čender-Solčanská et Rudolf Birman. S'il s'est inspiré de la réalité, cependant il raconte une histoire totalement fictive.

Le pays est auxmains de criminels qui occupent des postes importants, des personnages et des hommes politiques liés à la mafia ou sont sous son emprise. La mafia « dirige » la police. Les jeunes filles d'un centre de resocialisation deviennent les jouets de la directrice de l'établissement fort influente et d'hommes puissants.

Un jeune journaliste est une étoile émergeant dans les milieux du journalisme. Une grande carrière s'ouvre devant lui et semble lui être promise. Siles enquêtes et investigations qu'il mène, mettant au grand jour des affaires louches, lui laissent les chances de survivre...

Árpád Soltész a réuni ces histoires en un livre.

La cinéaste Mariana Čender-Solčanská explique : « Árpád a écrit ce livre, il a travaillé avec des personnages formidables, parfois des caricatures humaines, caricatures de caractères. Tous les personnages de notre film constituent, en effet, une compilation de cinq ou six caractères. »

Quel personnage dans ce film interprète l'acteur Jozef Vajda? « Celui

d'un homme capable de tout, rien ne le rebute, arnaques,méfaits de tout ordre et nature,pas même l'assassinat. »

Tout dans ce film semble laisser filtrer l'empreinte d'un déjà connu. Des personnes, leur histoire. Il n'en reste pas moins que les auteurs se défendent d'avoir copié pour leur œuvre cinématographique des faits réels tirés de l'actualité slovaque. L'explication de l'auteur du best-seller Sale porc Árpád Soltész : « J'ai décidé d'écrire un roman, dans lequel il n'y aura aucun fait, mais duquel ressortira la devérité sur ce qui s'est passé. C'est une fiction. Le journaliste doit avoir des faits, mais concernant des faits, les gens ne réagissent pas émotionnellement. L'écrivain peut avoir raison sans avoir aucun fait. »

Árpád Soltész ne doit pas être un écrivain méconnu des français. En 2019, les Éditions Agullo ont publié son polar Il était une fois dans l'Est traduit du slovaque par Barbora Faure.

Voici un extrait de la critique publiée dans le quotidien Libération le 27 septembre 2019.

Cela pourrait être indigeste, c'est juste étrange : on est décontenancé au début par ce style si brut, ces paragraphes qui s'enchaînent sans transition, on se dit que c'est foutraque, que l'éditeur n'a pas fait le job, on s'énerve et puis on se décide à aller jusqu'à la fin du chapitre, et puis du suivant et puis… on arrive au bout, sonné et fasciné par tant de violence.

rtvs, libération

Zuzana Borovská Foto: TASR

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