Boris a Brambor
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COVID-19 : deux scénarios

COVID-19 : deux scénarios

Un Slovaque sur 25 est actuellement infecté par le nouveau coronavirus, sans présenter nécessairement de symptômes de la maladie. Deux scénarios sont possibles dans le cadre des mesures de prévention : soit une restriction des rencontres entre personnes soit une restriction de la libre circulation.

C'est ce qu'a déclaré le ministre du Travail Milan Krajniak après la réunion de la cellule centrale de crise. Il aimerait éviter la deuxième option. Selon lui, la situation en Slovaquie est très grave.

Selon monsieur Krajniak, quand quelqu'un se rend à l'hôpital avec le COVID-19 aujourd'hui, il lutte pour la vie pendant plusieurs semaines. « Je ne veux pas me retrouver dans une situation où nous renverrions les gens chez eux en ambulance parce que nous n'aurions pas assez de place », a-t-il déclaré.

Eviter le reconfinement

Il a répété qu'à présent, les gens étaient plus susceptibles d'être infectés à la maison par leurs proches. Le ministre Krajniak veut éviter le reconfinement, empêchant les gens de quitter leur appartement. Il a également souligné être responsable des services sociaux qui traitaient également des indemnisations compensant les effets des mesures.

Le ministre du travail a noté que les mesures prises lors de la première vague étaient actuellement en discussion et que l'on saurait dans une semaine environ celles qui seraient réactivées. Dans le même temps, il faudrait environ deux semaines à l'Union européenne (UE) pour vérifier ces mesures. Des négociations sont en cours pour étendre ces dispositifs, à la fois en termes de volume d'aide mais aussi en termes de nombre de personnes pouvant en bénéficier.

« Nous devons absolument connaître la réponse d'ici la Toussaint afin de pouvoir donner des chiffres précis », a souligné le ministre Krajniak.

Le ministre a souligné que, contrairement à la première vague, les restaurants, cafés et bars ne devaient pas être physiquement fermés même si les gens ne peuvent pas consommer à l'intérieur. Un gérant d'un établissement dont le chiffre d'affaires n'est pas nul, bien que nettement inférieur, serait repris dans la première catégorie lui permettant de recevoir le maximum de soutien possible.

« Même s'il vend des choses à emporter ou emballées, il pourra toujours demander ce soutien de catégorie un, c'est-à-dire le plus élevé. C'est une amélioration que nous avons faite jusqu'à présent, car nous pouvons le faire sur base d'une décision gouvernementale sans l'approbation des aides d'État par l'UE », a déclaré le ministre du Travail.

Pour rappel, à partir du 15 octobre, les restaurants ne pourront servir que des plats emballés et leur consommation ne sera possible qu'à l'extérieur.

Tasr

Jacques Hoflack Foto: TASR