Plan de relance : Procédure d’observation a dévoilé un mécontentement du grand public

Plan de relance : Procédure d’observation a dévoilé un mécontentement du grand public

Les milieux professionnels fustigent le gouvernement pour sa communication et la concertation insuffisantes concernant le Plan national de relance et de résilience. Selon le ministère des finances publiques, le document slovaque de réforme est pourtant perçu à l'étranger comme un très bon exemple.

Aux dires du premier ministre du gouvernement slovaque Eduard Heger, il s'agit du document gouvernemental le plus discuté au cours des 10 dernières années. Le ministère slovaque des finances en coopération des autres ministères a élaboré ce document débouchant sur le plan national de relance et de résilience depuis le mois de juillet dernier et début mars de cette année, il a été introduit dans la procédure d'observation. A ce stade, il s'est révélé que plusieurs acteurs importants (dont entre autres les administrations régionales, le secteur entrepreneurial ainsi que des ONG) n'étaient pas satisfaits de la préparation du document de réforme. Le ministère des finances qui coordonne le processus a affirmé avoir fait tout ce qui était dans ses pouvoirs en des conditions influencées par la pandémie mettant en avant que malgré les difficultés ou les mécontentements, à l'étranger, son document est considéré comme exemplaire.

L'élaboration du document est la condition incontournable pour pouvoir prélever de l'argent du fonds de crise pour la relance de l'économie après la pandémie du nouveau coronavirus, sur lequel se sont accordés dès l'année dernière les pays membres de l'UE. Quant à la Slovaquie, en remplissant toutes les requises, elle pourrait utiliser 6 milliards d'euros.

Depuis l'ouverture de la procédure d'observation et jusqu'à présent, ont été déposées plus de 1300 observations fondamentales. Selon la direction du département du plan de relance auprès du ministère des finances, le matériel est exceptionnel par son ampleur et même plus puisqu'il réunit des investissements et des réformes ce qui fait de ce plan de relance un instrument particulier pour la relance de la croissance économique.

Qu'ont donc relevé les professionnels contestataires dans ce plan? Le plus souvent le fait que le gouvernement n'ait pas communiqué avec le grand public la préparation du plan et même qu'il n'avait pas impliqué dans les discussions les acteurs importants (dont entre autres les administrations régionales, le secteur entrepreneurial, les écoles supérieures ainsi que des ONG). Les agriculteurs sont eux aussi mécontents reprochant au gouvernement l'insuffisance de discussion. En plus, le plan de relance a oublié de les introduire dans ses projets.

A noter que la concertation avec les professionnels compétents dans la préparation du plan de relance est pour la C.E. très importante et dans le cadre de certaines réserves, elle peut même demander aux pays membres en cause reconsidérer en reprenant leurs travaux. Ajoutons encore que la proposition finale du gouvernement du Plan national de relance doit être adopté non seulement par la Commission Européenne, mais aussi par le Conseil de l'UE.

Kristína Hanáková Foto: TASR