Des Slovaques déposent plainte auprès de la Cour pénale internationale de La Haye

Des Slovaques déposent plainte auprès de la Cour pénale internationale de La Haye

Des dizaines de Slovaques ont déposé une plainte lundi 12 avril auprès de la Cour pénale internationale siégeant à La Haye reprochant à l'Etat d'avoir mené des expériences médicales non autorisées en relation avec les dépistages intégrauxobligatoires imposés à la population slovaque. L'objectif de cette opération étant de dépister la présence du nouveau coronavirus. Ce mercredi Marica Pirošíková, avocate et ancienne représentante de longue date de la République slovaque devant la Cour européenne des droits de l'homme en a donné l'information.

S'exprimant au nom des plaignants slovaques elle considère les tests en cours dans tout le pays comme une violation grave des obligations internationales de la République slovaque découlant des dispositions du Traité de Rome et d'autres obligations internationales.

« Ces actions délibérées et organisées par l'Etat auraient pu conduire à de telles violations, qui constituent très probablement une base suffisante pour la poursuite des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre contre leur propre population », a expliqué Mme Pirošíková pour l'agence slovaque de presse TASR.

Ján Drgonec, juge émérite de la Cour constitutionnelle, s'est également joint à l'initiative.

« Ces tests intégraux obligatoires et les interdictions ultérieures ont causé aux personnes des traumatismes physiques, psychiques et sociaux répétés. Je perçois comment, dans une situation de crise mal gérée au plan de la communication, les citoyens sont contraints par peur d'échanger leurs droits et libertés fondamentaux contre un faux sentiment de sécurité. La fausse sécurité n'est pas et ne sera jamais qualifiée être en capacité de restreindre la liberté de n'importe quelle manière », a déclaré un autre membre du groupe, l'avocat Peter Weis.

Selon Pirošíková, ce n'est ni la première ni la dernière soumission qui a été envoyée à un organe judiciaire international.

La résolution du gouvernement sur la prolongation de l'état d'urgence fondée sur la pandémie de COVID-19 a été contestée auprès de la Cour constitutionnelle par le parti d'opposition Smer-SD et ses parties concernant les mesures prises, par le procureur général de la République slovaque Maroš Žilinka. Le 31 mars, la Cour constitutionnelle a rendu sa décision déclarant que la prorogation initiée par le gouvernement de la République slovaque de l'état d'urgence de 40 jours supplémentaires et les mesures prises le 17 mars étaient conformes à la Constitution de la République slovaque.

Tatiana Minarovičová Foto: TASR