Les Slovaques voient davantage la Russie comme un partenaire, mais ils ne veulent pas d'une orientation vers l'Est

Les Slovaques voient davantage la Russie comme un partenaire, mais ils ne veulent pas d'une orientation vers l'Est

La plupart des Slovaques considèrent la Russie comme un partenaire stratégique et une victime, mais en même temps ne veulent pas d'une orientation de la Slovaquie vers l'Est. C'est ce qui ressort d'une enquête des analystes de Globsec, publié le 14 avril dernier, intitulée « L'image de la Russie en Europe centrale et orientale et dans les Balkans occidentaux », qui présente des réponses à plusieurs questions sur la perception et la politique étrangère de la Russie.

La recherche a eu lieu dans neuf pays, à savoir la Pologne, la République tchèque, la République slovaque, la République de Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, la Serbie, le Monténégro et la Macédoine du Nord en septembre et octobre 2020.

Avec la Serbie, la Bulgarie et le Monténégro, la Slovaquie est l'un des pays à se montrer les plus pro-russes de la région V4 et des Balkans occidentaux. Cependant, malgré ce sentiment, les habitants de ces quatre pays aux inclinationspro-russes prédominantes refusent de considérerla Russie en choix préférentiel quant à l'orientation géopolitique et culturelle de leur pays, écrit l'étude.

« Compte tenu de l'histoire commune, cela n'est pas surprenant. Des données plus détaillées nous montrent que parmi les Slovaques ayant plus de 65 ans, la Russie est perçue comme le partenaire stratégique le plus important par jusqu'à 47 % de la population, tandis que parmi les jeunes de 18 à 24 ans, la Russie n'est perçue ainsi que par 29% de la population de la Slovaquie », a déclaré l'auteur de la recherche Daniel Milo.

La Russie est considéréecomme une menace par 20% des Slovaques, alors que 61% d'entre eux n'adhèrent pas à cette affirmation.

Les autres principaux résultats de l'enquête reflètent que la majorité de la population de la région étudiée ne se sent pas menacée par la Russie et que 30% de la population la considère comme un partenaire stratégique. 45% des personnes interrogées croient au récit pro-russe, qui considère l'élargissement de l'OTAN et la construction de sa base dans la région comme une provocation délibérée envers la Russie par l'Alliance. La plupart des personnes interrogées perçoivent la Russie comme une victime des machinations occidentales. La nostalgie post-communiste, la vision de la Russie en tant que grand frère slave, ou le mécontentement vis-à-visdes institutions démocratiques dans les pays pris individuellement, conduit à l'acceptation de diverses tendances pro-russes.

Tatiana Minarovičová Foto: TASR