Les Slovaques se ruent sur les vêtements et les chaussures

Les Slovaques se ruent sur les vêtements et les chaussures

L'ouverture des magasins la semaine passée suite au déconfinement a multiplié par trois le volume des achats dans la catégorie vêtements et chaussures en une semaine, alors que le volume des règlements par carte bancaire était 24 fois plus élevé que la semaine précédente.

C'est ce qu'observe Matej Horňák, analyste financier de la banque Slovenská sporiteľňa. « Cela a naturellement réduit l'intérêt pour les achats en ligne dans cette catégorie (de 42%). L'effet ponctuel de rattrapage a certainement joué un rôle ici. Les articles de loisirs et les équipements ménagers ont suivi un schéma similaire », explique-t-il.

Selon lui, la poursuite de la vaccination et le recul de la deuxième vague ont également encouragé l'envie de voyager et les premiers signes de reprise ont été enregistrés : le volume des paiements a augmenté de 15% d'une semaine à l'autre, même s'il n'atteint encore qu'un cinquième des paiements avant la pandémie. L'expert s'attend à un volume de paiements plus élevé dans les restaurants et cafés avec l'ouverture des terrasses.

L'Horeca et la culture restent touchés

Pour monsieur Horňák, la nourriture, les articles de loisirs, les meubles et équipements ménagers se rapprochent actuellement des niveaux d'avant la pandémie. Par contre la restauration, les cafés, les transports et le tourisme accusent un retard important depuis le début de la deuxième vague de la pandémie d'octobre 2020. Ces secteurs restent les plus touchés puisqu'ils nécessitent la présence physique du client.

Il ajoute que l'assouplissement des mesures représente une impulsion significative pour d'autres domaines de l'économie, même si certains d'entre eux restent soumis à des restrictions strictes, comme les événements de masse, la culture ou en partie le tourisme.

« Cependant, cet assouplissement est un signal important pour la reprise de la consommation des ménages, qui a été durement touchée au premier trimestre et devrait affecter négativement la croissance du PIB tout au long de l'année. Nous prévoyons qu'elle atteindra 4%, mais avec des risques importants tels qu'un retour d'une autre vague de pandémie ou des livraisons de vaccins retardées », a conclu l'analyste.

tasr

Jacques Hoflack Foto: TASR